Pour Jani et Lotterer, la gestion sera la clé à Spa

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Pour Jani et Lotterer, la gestion sera la clé à Spa

Message par guy3865 le Ven 5 Mai - 20:39

source Motorsport.com du 05/05/2017



En pole position avec la Porsche 919, Neel Jani, André Lotterer et Nick Tandy se retrouvent en leaders surprises avant la course de samedi. Une position qui ne cache pas un gros travail pour viser la victoire

S'il y a bien deux pilotes qui étaient surpris de leur position sur la grille de départ du WEC, à Spa-Francorchamps ce vendredi, c'est bien André Lotterer et Neel Jani. Les deux pilotes de la Porsche #1 ont réussi à chiper une pole position promise aux Toyota et notamment la #9 de Sarrazin-Lapierre-Kunimoto. "Tout le monde donne son maximum évidemment", s'amusait le pilote Porsche, "cela dit je pensais que les Toyota étaient plus rapides sur un tour".

Et Lotterer ne s'est pas trompé, dans l'exercice du tour le plus rapide, Stéphane Sarrazin a montré que ses exploits chez Peugeot, il y a dix ans n'étaient finalement pas si loin. Mais l'art de la pole position en WEC demande de la constance pour deux pilotes, un certain consensus entre les pilotes, et un peu de chance. Pour le coup, Nicolas Lapierre sur la Toyota a manqué de cette dernière. En revanche, Jani et Lotterer ont su trouver l'ensemble des ingrédients pour finir devant.

"Avec ces voitures-là, quand on fait nos longs relais, on doit garder notre charge de batterie constante, alors que tu peux tout lâcher sur un tour en qualifications. Parfois c'est surprenant oui. " Jusqu'à même se forcer à foncer un peu plus que l'instinct le dicte : "Mon ingénieur, dans mon premier tour, dans le double gauche, il me dit : 'Vas-y à fond'. J'y ai été et c'est passé !"

En apprentissage

André Lotterer ne s'en cache pourtant pas, lui qui se définit comme un rookie chez Porsche n'entend pas crier victoire trop vite. À Spa comme à Silverstone, il travaille dur, il cherche ses marques, celles qui ont fait son succès chez Audi pendant sept ans. "Je suis encore un peu conservateur", avoue-t-il. "Je ne suis pas encore à fond. C'est un truc que je construis. On y va étape par étape. C'est surtout très différent à conduire. La voiture, sur un tour ça va, mais sur un long relais c'est plus compliqué."

Le pilote allemand est ainsi revenu sur les nombreux écarts de trajectoire que l'on a pu voir tout au long de la séance. Que ce soit lui ou les autres pilotes. "Le boost c'est un peu compliqué, ce n'est pas nous qui décidons, dès fois il se met en marche, et on est un peu passager. Du coup, on sort plus large ! C'est impressionnant la vitesse que l'on a dans ces voitures, et surtout quand on voit nos consommations d'essences, c'est méga efficace." Néanmoins, il savoure ce vendredi soir. "C'était ma première qualif. Ça fait du bien d'être en pole."

Pourtant, rien n'est fait, à la veille des 6 Heures de course dans l'Ardenne belge. La gestion des pneus, avec la nouvelle réglementation est au centre des regards, d'autant plus lorsque les conditions de piste évoluent : "C'est vrai que ce sera important", confirme Neel Jani. "On attend des conditions plus chaudes qu'hier. Simplement, je pense que nous allons recommencer un nouveau week-end demain, avec les plus hautes températures, cela va nous changer du froid."

Question d'appui ?

Reste à savoir comment Toyota va gérer ses trois voitures. Outre la #9 et son kit à faible appui qu'il faudra suivre de près, les deux engagés à plein temps en Championnat du monde sont aussi à craindre. "La #9 qui a fait le meilleur tour, tu ne peux pas la comparer à la #7 ou la #8", prévient André Lotterer. Même dans l'approche de Porsche, le "faible appui" de Spa n'est pas le même que celui du Mans, avec un peu plus d'appui, histoire de ne pas être totalement retardé. "Nous on est en kit low downforce, mais on a un peu plus d'appui que la Toyota."

Ce qui pourrait être un avantage : "Sur un tour, avec leur kit du Mans, ils peuvent compenser avec les neufs, et dans le secteur 1 et 3, il n'y a pas de traînée. Néanmoins, en course c'est différent. On l'a vu chez Audi, où l'on avait des voitures en down et high downforce, la dégradation des pneus n'est pas la même", et penche en faveur des voitures à fort appui.

Enfin, l'autre problématique à bien gérer sera celle du trafic, ici, avec les différents rythmes de secteurs, qui ne sont pas comme à Silverstone : "Avec le trafic et les LMP2, il faut faire attention, elles sont plus rapides. Dans le deuxième secteur, elles sont difficiles à dépasser. Surtout, cela peut avoir une influence. Si on coupe le boost dans un dépassement et qu'on doit le redémarrer manuellement, on déséquilibre l'utilisation des batteries, et ça peut nous ralentir sur le reste du tour." La gestion, voilà donc la clé pour être devant samedi, à 20h.

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remettre à plus tard ce que j'aurai pu faire il y a longtemps .....
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